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  • Vanessa Bonnamy

Le triangle de Karpman (Victime, persécuteur, sauveur)


Qu’est-ce que c’est ? c’est un concept développé par Stephen Karpman qui consiste à décrire un schéma relationnel assez fréquent.


Comment ça fonctionne ? à l’intérieur d’une relation il se peut que l’un des protagonistes joue un de ces 3 rôles. Si c’est le cas, les autres protagonistes prendront automatiquement l’une des deux autres places restantes.


Quels sont ces rôles ? Il y a le persécuteur ou bourreau qui tiendra le rôle du méchant envers la victime. Le persécuteur s’en prend toujours à cette victime qui n’a pas les ressources pour se défendre ou fuir. Elle fera donc appel à un sauveur qui aura une tendance naturelle à aider les autres.


Faut-il toujours 3 protagonistes ? ce triangle peut tout à fait se pratiquer dans une relation entre 2 personnes. Souvent la victime aura en face d’elle une personne tantôt sauveuse, tantôt persécutrice.


Ce triangle est-il toujours toxique ? non pas forcément. Ce qui est toxique c’est quand une personne se retrouve enfermée dans ce triangle. Il n’y a pas de toxicité par exemple quand la victime une fois sauvée, n’acceptera plus de subir le persécuteur. Elle devient alors son propre sauveur et s’autonomise. De même, le sauveur doit aussi parfois sortir du triangle en acceptant que la victime ne cherche pas fondamentalement à être sauvée. Il doit alors abandonner la victime à son malheureux sort.


Quand est-ce que ce schéma devient toxique ? Quand la victime par exemple reste sur sa posture de victime. Ou quand le sauveur reste sur sa posture de sauveur. Il est parfois difficile pour une victime de se voir autrement que comme ça. Elle ne peut pas se voir persécuteur ni sauveuse. Il ne lui reste donc que cette place. Ce qui est frustrant pour le sauveur qui n’arrivera donc jamais à déloger la victime de cette place.  De même le poste de sauveur a toujours besoin d’une victime pour se sentir utile. D’ailleurs au départ c’est pour cette raison qu’il rentre en lien avec la victime, car il a un besoin irrépressible de sauver quelqu’un.


Exemple d’un triangle de karpman : On rencontre autant de situations de ce type en amour, qu’en amitié et dans le monde professionnel. Vous venez par exemple de commencer un nouveau job. Vous faites connaissance avec les équipes, vos collègues et les responsables. Vous commencez à faire du lien avec une collègue qui se fait souvent remettre en place par un autre collègue ou un responsable. Elle se positionne donc en victime, ce qui est réel. Vous avez tendance à vouloir l’aider et la défendre. Vous vous positionnez en sauveur face au bourreau. Plus vous mettez de l’énergie à vouloir la sauver plus elle aura tendance à renforcer sa victimisation. Elle ne peut rien y faire. Elle n’y arrive pas. Plus vous la poussez à sortir de sa posture de victime, plus les choses vont s’inverser pour vous, car vous allez alors devenir son bourreau. Vous êtes tenu pour responsable de trop la bousculer ou de vous impatienter face à son inertie. Vous allez devenir la personne qui lui fait du mal. La victime obtient ainsi un nouveau bourreau et peut s’en plaindre autour d’elle.

On peut rajouter que lorsque la victime vous a transformé en bourreau, alors que votre intention de départ était de la sauver, vous devenez ainsi la victime d’une autre victime, qui se transforme en bourreau. De là vous pourriez chercher de l’aide auprès d’un sauveur.

Le triangle se met alors en place sans même que personne ne s’en rende réellement compte.


Comment sortir de ces schémas toxiques ? : La première étape sera de prendre conscience que votre relation a basculé dans ce triangle. Au départ la relation peut paraitre tout à fait saine. Toutefois les choses évoluent et les traumatismes de chacun finissent par ressortir. La relation commence donc à changer et parfois à basculer dans le triangle de Karpman.

Une fois que vous avez pris conscience que vous vous êtes retrouvé piégé dans ce type de relation, il va falloir que vous en sortiez. Par exemple si vous vous retrouvez bourreau, éviter de conserver le lien avec la victime le plus possible. Couper les liens et couper la relation sera la méthode la plus sûre et radicale. Sinon prendre conscience de ce qui vous énerve chez la victime et travaillez dessus pour maitriser une certaine distance.

Si vous êtes victime, prenez-vous en main. Ne cherchez plus un sauveur autour de vous. Devenez votre propre sauveur.

Si vous êtes sauveur, ne cherchez plus à sauver la victime. Laissez là prendre son autonomie et trouver ses propres solutions face à son persécuteur.


Dernier conseil : Se rendre compte que nous sommes prisonniers du triangle de Karpman est peut-être la chose la plus difficile à faire. Souvent nous n’avons pas le recul nécessaire pour l’observer étant donné que nous sommes pleinement acteur de la situation. Toutefois vous ressentez au fond de vous-même que quelque chose ne va pas ou ne va plus dans la relation. Dans ce cas, cherchez ce qui rend la relation toxique. Prenez du recul et de la distance. Ecoutez votre entourage, entendez leur avis et surtout mettez tout en œuvre pour sortir du triangle.

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