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  • Vanessa Bonnamy

Colère et tristesse, 2 émotions qui forment un couple !


Je considère que toutes les émotions ont une utilité. Socialement certaines sont


toutefois plus tolérables que d'autres. Les moins acceptées étant la colère et la tristesse.


Combien de fois avons-nous entendus, "mais ne soit pas triste" ou, "ne te mets pas en colère". Des injonctions répétées encore et encore tout au long de notre vie qui nous amène alors à annihiler le plus possible ces 2 émotions.



Sauf que ces deux émotions ont un intérêt. La tristesse nous permet d'avoir de la compassion, de l'empathie pour soi ou les autres. Elle intervient afin que nous puissions comprendre qu'une situation nous affecte, que nous avons un lien d'attachement pour les autres ou pour nous même. Et bien naturellement lorsque ce lien d'attachement se rompt, nous ressentons cette peine qui est proportionnel au lien.


La colère est une émotion très importante car elle intervient le plus souvent pour défendre notre estime de nous. Sans elle, nous serions fragiles face aux autres et nous ne pourrions pas protéger notre intégrité physique ou morale.



Ces 2 émotions sont donc bien légitimes et absolument pas une erreur de la nature. Le fait que la Société ne les tolère pas, rend alors plus difficile leur gestion. La Société nous demandant de les nier, de les cacher que pouvons-nous en faire à part les enfouir en espérant qu'aucun coup de vent ne vienne soulever le tapis sous lequel nous les avons dissimulées ?

Malheureusement la pensée magique n'existe pas et ces émotions enfouies ne s'envolent pas d'elles même. Elles restent et finissent parfois par former un amas émotionnel qui prend de plus en plus de place en nous, et qui fini même par nous dépasser. C'est alors que certaines personnes plongent dans la dépression ou


l'impossibilité de gérer leur colère excessive qui explose pour un oui ou pour un non.


En thérapie il est alors question dans un 1er temps de reconnaître ces émotions et de les rendre légitimes. Oui nous avons le droit d'avoir de la peine et le droit d'être en colère. On peut ensuite remarquer que trop de tristesse vient compenser une colère qui est souvent censurée, et trop de colère vient compenser une tristesse qui n'arrive pas à


sortir. Vous comprenez donc que pour apaiser une peine, il va falloir activer la colère et pour apaiser une colère, activer la tristesse.

Ces émotions travaillent comme des vases communicants et rien ne va plus quand l'un des vases est trop rempli et que l'autre est bouché !


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